Les jours ouvrés par mois 2026 ne se lisent pas de la même façon selon que l’on pilote une paie, un planning d’équipe ou un dossier de congés. L’année 2026 compte 252 jours ouvrés et 11 jours fériés légaux, dont 9 tombent en semaine – un chiffre inférieur à celui des années précédentes, ce qui réduit mécaniquement les opportunités de ponts.
Derrière ces totaux, le découpage mensuel révèle des écarts significatifs : mai 2026 est le mois le plus court avec 17 jours ouvrés, tandis que septembre en compte 22.
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Répartition mensuelle des jours ouvrés 2026 : le tableau de référence
Le tableau suivant part d’une semaine du lundi au vendredi, avec les 11 jours fériés nationaux chômés. Il ne déduit ni RTT, ni congés individuels, ni ponts décidés par l’employeur.
| Mois | Jours ouvrés | Jours ouvrables |
|---|---|---|
| Janvier | 21 | 26 |
| Février | 20 | 24 |
| Mars | 22 | 26 |
| Avril | 21 | 25 |
| Mai | 17 | 21 |
| Juin | 22 | 26 |
| Juillet | 23 | 27 |
| Août | 21 | 25 |
| Septembre | 22 | 26 |
| Octobre | 22 | 26 |
| Novembre | 19 | 23 |
| Décembre | 21 | 26 |
| Total 2026 | 252 | 303 |
Mai concentre quatre jours fériés en semaine (1er mai, 8 mai, Ascension, Lundi de Pentecôte), ce qui en fait le mois le plus contraint pour planifier des livrables ou des recrutements. Novembre perd deux jours avec le 1er et le 11 novembre. Ces creux doivent être anticipés dès janvier dans les plans de charge.
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Jours ouvrés vs jours ouvrables : le bon décompte pour les congés payés
La distinction n’est pas cosmétique. Le Code du travail fixe les congés payés en jours ouvrables (2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours annuels), mais de nombreuses entreprises ont basculé par accord collectif vers un décompte en jours ouvrés (25 jours annuels). Les deux systèmes coexistent légalement.
En pratique, la différence porte sur le samedi : un samedi compte dans les jours ouvrables, pas dans les jours ouvrés. Une semaine de congé prise du lundi au vendredi représente donc 6 jours ouvrables ou 5 jours ouvrés. Pour un salarié soumis au décompte en jours ouvrables, poser une semaine complète consomme 6 jours de son solde, contre 5 en jours ouvrés. Le choix du référentiel impacte directement la durée réelle de l’absence autorisée.
Arrêt maladie et acquisition de congés payés en 2026
La loi du 22 avril 2024 a reconnu l’acquisition de congés payés pendant certains arrêts maladie, avec une application rétroactive depuis le 1er décembre 2009. En 2026, les entreprises doivent intégrer dans leurs compteurs les droits potentiellement acquis sur les périodes d’arrêt concernées. Ce point modifie les soldes à intégrer dans les plannings de départ en congés, notamment pour les salariés qui ont connu des arrêts prolongés.

Construire un planning de disponibilité réelle, au-delà du calendrier théorique
Un calendrier des jours ouvrés 2026 indique ce qui est théoriquement travaillable. Il ne dit pas combien de personnes sont réellement présentes et opérationnelles chaque jour. La disponibilité effective d’une équipe dépend de trois variables que le calendrier ne capture pas : les ponts décidés par l’employeur, les jours de télétravail, et les absences prévisibles (congés posés, formations, déplacements).
Les ponts : une décision employeur, pas un droit automatique
Un pont n’est pas acquis de droit parce qu’un jour férié tombe un jeudi ou un mardi. Il résulte d’un accord collectif ou d’une décision unilatérale de l’employeur, qui peut la conditionner à une récupération ou à la pose d’un jour de RTT.
En 2026, les ponts potentiels se situent notamment en mai (autour de l’Ascension le jeudi 14 mai et du Lundi de Pentecôte le 25 mai). Chaque RRH doit trancher ces dates avant le début de l’année et les publier dans le calendrier interne.
Télétravail et présence physique : deux grilles à superposer
Le télétravail régulier progresse, mais reste inégal selon les métiers et les secteurs. Pour les équipes qui alternent présentiel et télétravail selon un accord ou une charte, le calendrier des jours ouvrés doit être doublé d’une grille de présence physique. Certaines réunions, formations ou entretiens exigent la présence sur site : les planifier sur un jour de télétravail habituel crée des frictions et des ajustements de dernière minute.
Une approche opérationnelle consiste à construire, pour chaque mois, deux lignes parallèles :
- Jours ouvrés théoriques : le total brut du tableau, hors ponts décidés par l’employeur.
- Jours de présence effective estimée : jours ouvrés moins les ponts validés, moins les congés déjà posés, moins les jours de télétravail systématiques des collaborateurs concernés.
L’écart entre ces deux lignes est le vrai indicateur de charge disponible pour chaque mois. En mai 2026, cet écart peut atteindre plusieurs jours selon la politique de l’entreprise sur les ponts et le télétravail.
Calcul des jours travaillés pour les salariés en forfait-jours
Pour les cadres et salariés en forfait-jours annuel, le référentiel de 218 jours est la base légale la plus fréquente, mais l’accord d’entreprise peut fixer un plafond différent. Le nombre de jours de repos (JRTT ou jours de repos forfait) se déduit en soustrayant 218 jours du nombre de jours ouvrés annuels, moins les congés payés acquis.
En 2026, avec 252 jours ouvrés et 25 jours de congés payés (décompte en jours ouvrés), le calcul donne 252 – 25 – 218 = 9 jours de repos forfait à attribuer. Ce chiffre varie si l’entreprise retient un nombre de jours conventionnels différent.
La répartition de ces 9 jours dans l’année est rarement laissée au hasard : certaines entreprises les posent sur les ponts, d’autres les laissent à la discrétion du salarié. Dans les deux cas, ils doivent figurer dans le planning annuel dès le début de l’exercice pour éviter les accumulations en fin d’année.
Mai et novembre 2026 : les mois à sécuriser en priorité dans le planning annuel
Mai 2026 est le mois le plus sensible pour la planification. Avec seulement 17 jours ouvrés bruts, toute absence supplémentaire (pont, congé, arrêt) réduit drastiquement la fenêtre opérationnelle. Les projets à livraison mensuelle ou les paies à traiter avant le 25 du mois doivent intégrer ce calendrier dès la phase de cadrage.
Novembre présente un risque similaire, avec 19 jours ouvrés. La concentration des congés de fin d’année débute souvent mi-décembre, mais les arbitrages de planning se négocient dès novembre. Anticiper les absences sur ces deux mois – et pas seulement en juillet-août – est ce qui distingue un planning opérationnel d’un simple relevé de dates fériées.